Football – Les agents, pièces maîtresses des réseaux d’influence

Le 22 janvier 2020, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) publiait six mesures pour “éliminer ou réduire les pratiques abusives et excessives qui ont malheureusement existé dans le football”. Ces propositions, énoncées ci-dessous, changent littéralement la prise de position de l’instance internationale sur la régulation des transferts dans le football. En effet, la FIFA menait depuis 2015 une politique qualifiée de libérale sur ce sujet.

Rappelons deux faits de droits ayant eu un impact majeur dans le monde du football. L’arrêt Bosman est l’un deux. Délivré par la Cour de justice des Communautés européennes en 1995, il permet à tout joueur de quitter son club à l’échéance de son contrat ainsi qu’une libre circulation en Europe. Par libre circulation, on entend une baisse voire une suppression des quotas de joueurs étrangers dans chaque championnat. Cette décision de justice supprime la position de force des clubs de football en tant qu’employeur au profit des droits de joueurs. Favorisant les transferts entre les clubs européens, l’agent de joueur est amené à occuper un véritable rôle d’intermédiaire entre un joueur et son club. Le deuxième fait, plus récent, va au contraire limiter la marge de manœuvre des intermédiaires. Il s’agit de l’interdiction de la tierce propriété, délivrée le 1er mai 2015 par la FIFA. La TPO (Third-Party Ownership) permettait jusque-là à une personne physique ou morale d’acquérir les droits économiques d’un joueur. Par exemple, un tiers ayant acheté 50% des droits économiques d’un joueur touchera la moitié des indemnités de son prochain transfert. Ce système est à l’origine de la création de fonds d’investissement spécialisés, dont certains par des agents, pour effectuer des plus-values. En interdisant la TPO, la FIFA souhaite de nouveau protéger les droits des joueurs. Elle désire également éviter tout conflit d’intérêt. C’est le cas lorsqu’une entreprise investit sur plusieurs joueurs de deux équipes. Elle peut par exemple faciliter un transfert entre ces deux clubs et même exercer une influence dans le cas où ces deux équipes joueraient l’une contre l’autre. En revanche, la disparition de la tierce propriété n’empêche pas les tiers de continuer leurs investissements dans le football. Ils peuvent avoir recours à la TPI (Third-Party Investment) en finançant l’acquisition d’un joueur par un club. Comme c’est le cas lors d’un prêt à la banque, le club devra en retour payer des intérêts. Les fonds d’investissement ont donc la possibilité de continuer leurs investissements dans le football mais ne peuvent plus détenir les droits économiques d’un joueur.

Pourquoi en sommes-nous arrivés-là ?

Lors de ces dernières années, le métier d’agent a connu une véritable évolution. Autrefois un simple agent de joueur, il peut désormais être agent de club ou intervenir en tant que mandataire dans une transaction. Ces nouveaux rôles ont permis à ces intermédiaires de diversifier leur activité pour gagner en influence. Ainsi, il peut aujourd’hui gérer les droits d’un joueur tout en intervenant dans le processus de recrutement d’un club. Dans certains cas, l’agent peut même être un chef d’entreprise à l’origine d’investissements divers et variés.

Pour illustrer l’influence exercée par les agents dans le football, nous avons pris l’exemple de deux d’entre eux. Ces deux intermédiaires décrivent parfaitement le rôle de “super-agent”, possédant leur propre zone de chalandise ainsi qu’un puissant réseau.

Mogi Bayat

La méthode Mogi Bayat

Mogi Bayat est un homme d’affaires franco-iranien qui a commencé sa carrière en tant que dirigeant du Sporting de Charleroi en 2003. Aux côtés de son oncle et président, Abbas Bayat, il a l’occasion de se constituer un réseau et de constater les failles du système. En 2010, il quitte le club belge et se lance en tant qu’agent. Comme cela peut être le cas avec d’autres intermédiaires, Mogi Bayat décide de se spécialiser dans la fonction d’agent de club. Ce rôle lui permet ainsi de ne pas perdre du temps sur un seul joueur et de multiplier les commissions. Petit à petit, il gagne en influence, au point d’être nommé comme “l’agent le plus influent du championnat belge” en 2018 par la presse belge. Pour en arriver-là, ce facilitateur de deals a mis en place une méthode qui lui est propre. Premièrement, il n’hésite pas à intervenir sur des cas compliqués voire désespérés. Il peut par exemple faire jouer son réseau pour aider un club à se débarrasser d’un joueur qu’il n’arrive pas à vendre. Cette pratique le rend indispensable pour certains clubs aux besoins urgents de liquidités. Deuxièmement, Mogi Bayat prend de faibles commissions notamment lorsqu’il fait pour la première fois une transaction avec un club. En procédant ainsi, il facilite le transfert et prend un avantage sur ses confrères. Au-delà de l’aspect concurrentiel, le club acheteur va ensuite lui être redevable. Un club ayant acheté un joueur par l’intermédiaire de Bayat acceptera donc plus facilement de lui rendre la pareille en servant de point de chute pour un des joueurs qu’il essaie de vendre.

 

L’exemple du FC Nantes

 

Lorsque l’on regarde un match du Football Club de Nantes à la télévision, il est courant d’apercevoir Mogi Bayat en tribune aux côtés du propriétaire Waldemar Kita. Et pour cause, l’intermédiaire occupe un rôle prépondérant dans le club de la cité des ducs. Le journal 20 minutes évoque même cet agent comme le “directeur sportif officieux” du FC Nantes. Il est également possible de voir sur le site de la Fédération Française de Football qu’il a été mandaté par le club pour effectuer des transactions.

Selon les propos d’un proche de l’agent recueillis par Nicolas Fradin pour le site enlucarne.com, Mogi Bayat se serait immiscé dans les transferts du FC Nantes en décembre 2015. Il aurait contribué au transfert de Guillaume Gillet en provenance d’Anderlecht et potentiellement fait un geste sur les commissions du transfert. Malgré son implication dans ce transfert, l’intermédiaire franco-iranien ne semble pas immédiatement avoir un impact sur le recrutement du club. En effet, le FC Nantes décide dans un premier temps de faire confiance à sa cellule de recrutement composée de Williame Ayache et Olivier Monterrubio. Un changement d’entraîneur lors de la saison 2016/2017 va cependant changer la donne. Le club engage Sergio Conceiçao et lui donne les pleins pouvoirs. Ce dernier va utiliser le réseau Doyen Sports, qui représente ses intérêts, pour amener de nouveaux joueurs. Début juin 2017, Conceiçao quitte le club pour s’engager à Porto. Ayant perdu à la fois une partie de sa cellule de recrutement et le réseau Doyen Sports, le FC Nantes est dans l’impasse. C’est suite à cela que Mogi Bayat va refaire son apparition en faisant venir Kalifa Coulibaly et Yassine El Ghanassy dans le dernier jour du mercato. Ces transferts montrent bien la méthode Bayat et peuvent être interprétés comme le fameux service que le FC Nantes devait en retour à l’agent. El Ghanassy était par exemple un joueur remplaçant à Ostende avec un salaire très élevé. En raison de sa rémunération et de son statut, son club devait absolument le vendre. Il était néanmoins compliqué voire impossible de le transférer car le joueur rejetait toutes les offres des clubs intéressés qui promettaient un salaire à la baisse. L’intervention de Bayat s’est donc révélée cruciale sur ce dossier. Lors des saisons suivantes, le propriétaire de la société Creative & Management Group continue d’étendre son influence sur les bords de l’Erdre. Outre l’arrivée de joueurs faisant partie de son réseau, l’agent va également prendre part au transfert de Valentin Rongier du FC Nantes vers l’Olympique de Marseille. Ce serait également lui qui aurait permis de vendre Diego Carlos au FC Séville pour 15 millions d’euros quand d’autres clubs n’en proposaient que 10. Il s’agit là d’un véritable coup de force pour celui qui s’est auparavant heurté à des clubs comme le FC Porto, refusant de faire des affaires avec lui. Enfin, un dernier point illustre la montée en puissance de l’intermédiaire au FC Nantes. Actuellement, sa société Creative & Management Group représente les intérêts de quatre joueurs de l’effectif nantais. Jusque-là rien de surprenant, étant donné qu’une partie de ces joueurs comme Renaud Emond ou Anthony Limbombe sont déjà passés par son réseau. Seulement, ce n’est pas le cas pour deux d’entre eux. Par exemple, Charles Traoré qui, au moment de son arrivée à Nantes, était représenté par Bakary Sanogo. On y retrouve également Imran Louza, âgé de vingt ans et véritable révélation chez les canaris cette saison. De ce constat découle deux hypothèses. Premièrement, ses activités au sein du club semblent lui permettre d’agrandir son portefeuille de joueurs et son réseau. Mais au-delà de cela, l’agent réputé pour vendre cher des joueurs dits « moyens » pourrait viser un cran plus haut. En enrôlant Imran Louza, joueur côté à 6 millions d’euros par Transfermarkt avant même d’avoir effectué une première saison complète en Ligue 1, Bayat pourra potentiellement intervenir sur des dossiers plus conséquents et négocier avec de plus gros clubs.

Le rôle de Mogi Bayat au FC Nantes interroge. Bien que ses compétences et son réseau constituent un réel atout et facilitent le recrutement, il est pertinent de s’interroger sur une possible dépendance du club envers l’agent à terme. C’est d’autant plus vrai lorsque Ouest-France nous apprend que le club nantais est sur le point de se séparer de deux de ses recruteurs. En représentant à la fois un club et ses joueurs, la question d’un éventuel conflit d’intérêts se pose. Quelles seraient les conséquences sportives et extrasportives si l’une des deux parties souhaitaient mettre un terme à cette collaboration ?

Jorge Mendes

La naissance du super agent Mendes

Jorge Mendes est au départ un entrepreneur portugais gèrant un magasin de location de cassettes vidéos. Très vite, il rencontre le succès et décide d’investir dans plusieurs discothèques. Le milieu de la nuit va lui permettre de faire la rencontre de nouvelles personnes provenant d’horizons différents. L’une d’elles va se révéler décisive pour la suite de sa carrière. Le portugais fait en effet la connaissance de Nuno Espirito Santo qui, à l’époque, évoluait au Vitória Guimarães en tant que gardien de but. Séduit par le succès de Jorge Mendes, il décide de lui accorder sa confiance. Celui-ci devient alors agent de joueur et crée en 1996 une entreprise dédiée à la gestion de carrières, la Gestifute. L’année suivante, l’agent boucle le transfert du gardien portugais vers le club espagnol du Deportivo La Corogne. Grâce à ses qualités relationnelles, Jorge Mendes tisse des liens et étoffe son réseau dans son pays natal. Dès 2004, la Gestifute compte dans ses rangs quatre joueurs du FC Porto ayant gagné la Ligue des Champions cette même année. On peut citer Paulo Ferreira, Ricardo Carvalho, Costinha … et un certain Nuno Espirito Santo. En le faisant signer chez les Dragões, l’agent réalise le rêve de son tout premier client. Jusqu’ici, l’intermédiaire lusitanien semble concentrer son activité sur la gestion de carrière de ses joueurs. Seulement, à force d’agrandir son portefeuille de joueur, il se retrouve confronté à une problématique. Comment gérer un grand nombre de joueurs simultanément et leur garantir la meilleure carrière possible ? De plus, la Gestifute représente à la fois des joueurs moyens et des superstars comme Cristiano Ronaldo qui demandent plus de temps et d’attention. Pour faire face à ce problème, le portugais va mettre en place un système faisant de sa société un véritable empire.

La Gestifute, c’est tout d’abord un réseau de clubs dans lequel l’agent place ses clients. Plusieurs types de clubs collaborent avec Jorge Mendes. On y trouve à la fois des équipes jouant les premières places dans les 5 plus grands championnats comme l’Atlético de Madrid ou l’AC Milan, mais également des clubs de seconde zone tels que l’Olympiakos, le Zénith Saint-Pétersbourg et Nottingham Forest. Pour un joueur, ce réseau est une réelle opportunité car il pourra progresser dans un bon club puis signer dans une autre équipe jouant régulièrement la Ligue des Champions. Et s’il n’arrive pas à s’imposer dans son club actuel, son agent pourra lui trouver un point de chute pour qu’il puisse rebondir rapidement. Côté clubs, il est difficile d’expliquer précisément les raisons de chacun d’eux à collaborer avec lui car cela peut différer d’une structure à l’autre. Prenons l’exemple du Deportivo la Corogne. En 2011, le club galicien se retrouve endetté et descend en deuxième division. Ayant auparavant travaillé avec Jorge Mendes pour le transfert de Nuno Espirito Santo, le président Augusto César Lendoiro le sollicite pour faire face à la précarité des finances du club. Aussitôt, le portugais fait venir des joueurs prometteurs en manque de temps de jeu dans leurs clubs pour qu’ils puissent aider La Corogne à remonter en première division. La majorité de ces mouvements se font sous forme de prêts, permettant au club d’alléger sa masse salariale. Une saison plus tard, le club remonte en première division et de nouveaux joueurs arrivent dont Pizzi en provenance de l’Atletico de Madrid. En accumulant les prêts, Jorge Mendes aura permis au club d’être compétitif sur le plan sportif mais dépendant sur le plan extrasportif car peu de joueurs appartiennent réellement au club. En plus des transferts, la Gestifute gère d’autres aspects tels que les contrats de sponsoring ou les droits d’image. Ces revenus qui profitent au joueur et à l’agent sont optimisés grâce à des méthodes de lobbying et de sponsoring régional. Au lieu d’être vendus à une seule société, ces droits d’image sont découpés par région et cédés à plusieurs entreprises.

 

Un modèle économique en constante évolution

 

Jorge Mendes est un agent particulièrement habile pour toucher des commissions sur les salaires et transferts de ses joueurs, mais il ne s’arrête pas là. Il a également su tirer profit de la TPO lorsqu’elle était autorisée. Selon The Guardian, il est à l’origine de la création de Quality Sports Investments avec Peter Kenyon, directeur exécutif de Chelsea FC à l’époque. QSI est un réseau regroupant une multitude d’entreprises dédiées à l’acquisition des droits économiques de joueurs (voir le schéma ci-dessous). Bien que son fonctionnement soit complexe à décrire, il est possible de le résumer en 3 étapes. Dans un premier temps, une entreprise va investir dans Quality Sports Investments. L’une des sociétés de ce réseau va ensuite émettre un “ERPA” (Economic Right Participation Agreement). Cet ERPA va permettre au groupe Quality Football Ireland III Ltd d’acquérir une partie des droits économiques d’un joueur. La dernière étape consiste à revendre le joueur dans un championnat interdisant la tierce propriété. En procédant ainsi, QSI s’assure que ses parts soient vendues car le club acheteur sera dans l’obligation d’acquérir l’ensemble des droits économiques du joueur. L’ensemble de ce montage financier a été pensé pour optimiser les plus-values effectuées, y compris sur le plan fiscal car la majorité de ces sociétés ont leur siège social en Irlande ou à Jersey. Notons que la présence de Peter Kenyon dans ce système n’est guère surprenante et illustre parfaitement les liens que Jorge Mendes peut entretenir avec les différents acteurs du football. Les deux hommes ont déjà collaboré par le passé lorsque Peter Kenyon était le directeur exécutif de Manchester United. En effet, l’agent représentait le joueur star de l’équipe à savoir Cristiano Ronaldo. Il a également fait venir des joueurs de son réseau comme Nani, Anderson ou bien Bébé. Courtisé par Roman Abramovitch, le propriétaire de Chelsea, Peter Kenyon prend ensuite la décision de rejoindre le club londonien. Un an plus tard, le dirigeant réalise un grand coup en enrôlant José Mourinho, prestigieux entraîneur venant de remporter la Ligue des Champions avec le FC Porto et représenté par… la Gestifute. Les deux hommes semblent donc particulièrement proches en affaires et comme supposé par The Guardian, l’implication du dirigeant britannique dans Quality Sports Investments ne serait qu’un service rendu à l’agent pour avoir la priorité sur les joueurs de son réseau.

L’interdiction de la TPO en 2015 pourrait nous laisser croire que la FIFA a considérablement freiné les affaires de Jorge Mendes. Seulement il n’en est rien car l’intermédiaire a évolué en même temps que la législation. Lors de cette même année, Xi Jinping lance un appel aux entreprises chinoises pour les inciter à investir dans le football à la fois dans et en dehors du pays. L’homme d’affaires portugais saisit immédiatement cette opportunité et entre en contact avec Fosun International, le plus puissant conglomérat privé de Chine. Il est alors chargé d’identifier des clubs pouvant être potentiellement rachetés. En juillet 2016, le groupe chinois acquiert le Wolverhampton Wanderers Football Club, club évoluant alors en seconde division anglaise. Comme ce fût le cas avec le Deportivo la Corogne, Jorge Mendes devient une pièce maîtresse dans le recrutement du club. Son plus fidèle client, Nuno Espirito, est nommé entraîneur. Il fait venir de nombreux joueurs de la Gestifute comme Helder Costa et Ivan Cavaleiro. L’agent va également surprendre tout le monde en envoyant un de ses joueurs les plus prometteurs chez les Wolves. Il s’agit de Rúben Neves, plus jeune capitaine de l’histoire en Ligue des Champions avec le FC Porto. Ce transfert va susciter des interrogations chez les fans de football qui se demandent comment un joueur jouant une compétition européenne et observé par les plus grands clubs peut-il signer dans une équipe de Sky Bet Championship. C’est bien là l’illustration de l’influence que peut avoir l’agent sur la carrière d’un joueur. Deux ans plus tard, le club accède à la Premier League puis se qualifie pour la Ligue Europa. En menant à bien sa mission pour le compte d’investisseur chinois, Jorge Mendes a réussi à contourner les restrictions imposées par la FIFA et s’est même ouvert les portes du marché chinois. The Guardian apporte même un éclaircissement sur les relations entre le portugais et Fosun International. Selon le journal britannique, le propriétaire du groupe chinois détiendrait des parts de la Gestifute via l’entreprise Shanghai Foyo. Mais cela ne s’arrête pas là : ces deux sociétés seraient à l’origine d’une coentreprise de marketing et d’agence de football en Chine.

Peut-on faire de ces cas une généralité ?

L’influence des agents dans le football est telle que certains clubs ne peuvent plus se contenter d’avoir une bonne cellule de recrutement. Ils doivent désormais intégrer un réseau pour avoir une option prioritaire sur les joueurs les plus prometteurs. Nous avons évoqué les cas Mogi Bayat et Jorge Mendes mais nous aurions pu en exposer d’autres. Nous pouvons citer Mino Raiola en Italie, Jonathan Barnett en Angleterre, Volker Struth en Allemagne et Jose Otin en Espagne. Bien qu’ils soient livrés à une forte concurrence, chacun de ces supers agents ciblent un territoire précis et disposent d’une méthode pour se rendre indispensable auprès de leurs clients. La présence accrue de ces intermédiaires se ressent sur les commissions que les clubs versent à ces agents. Selon un rapport public publié par la FIFA, les commissions d’agents auraient augmenté de 19% en un an et atteindraient 653,9 millions de dollars US en 2019. Afin d’éviter un marché dicté par la spéculation, l’instance internationale réfléchirait à plafonner les revenus d’agents à 6% du salaire d’un joueur et à 10% du montant du transfert .

Il convient également de nuancer ce constat. Tous les agents n’agissent pas en qualité d’homme d’affaires. Aujourd’hui, les instances tendent à encadrer ce métier. C’est le cas en France où la Fédération Française de Football contraint les agents à passer un examen pour obtenir une licence d’agent sportif. Il n’est donc plus possible de devenir intermédiaire du jour au lendemain en s’immisçant dans des transactions. De plus, des structures comme l’Ecole des Agents de Joueurs de Football  forment à ce métier et s’appuient sur une charte déontologique.

 

Nathan Merlet

 

Sources :

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