Edith Cresson : portrait

Jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat, de nombreuses personnalités politiques se sont intéressées à la notion d’intelligence économique en France. Edith Cresson est sans aucun doute une des plus ferventes porte-paroles de cette discipline.

Successivement conseillère générale de la Vienne, députée européenne, députée-maire de Châtellerault, elle a également été plusieurs fois ministre puis membre de la Commission européenne. Ancienne Premier ministre de François Mitterrand, elle est ce à jour la seule femme à avoir accédé à ce poste. Comme le soulignait le directeur de l’EGE, Christian Harbulot, lors de la conférence  L’intelligence économique, 20 ans après…, Madame Cresson a « créé le début d’une culture en France ». Cette dernière a été en effet à l’origine de l’impulsion donnée à l’intelligence économique au niveau national.

C’est dans les années 80, alors qu’elle est ministre du Commerce extérieur, qu’Edith Cresson prend conscience du désarmement de la France en matière d’intelligence économique. Elle participe alors dès 1991 à la constitution du groupe de travail du Commissariat Général du Plan qui aboutira trois ans plus tard à la parution du rapport Martre : « Intelligence économique et stratégies d’entreprises »

En 1998, Edith Cresson publie « Innover ou subir », un ouvrage où la commissaire européenne chargée de la Recherche et de la Technologie appelle la France à innover à tout prix et dans tous les domaines.

Un message que l’ancienne Premier ministre continue à diffuser en région auprès des petites et moyennes entreprises. Conseillère auprès de l’Agence pour la Diffusion de l’Information Technologique, Edith Cresson partage sa riche expérience politique et contribue à en faire le leader européen de l’intelligence stratégique et un acteur à part au service de tous les territoires français.

  Elise Metivet


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