Le Personal Knowledge Management : enjeux, méthodes et outils

Élèves, étudiants, jeunes employés, cadres, enseignants-chercheurs, dirigeants, ouvriers, artisans… Aujourd’hui l’information touche tout le monde. Bien entendu elle peut prendre différentes formes, être communiquée par différents canaux ou toucher différents destinataires, mais elle est omniprésente.

Le rôle fondamental joué par les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans notre société y contribue grandement. Comment se retrouver parmi les millions de tweets, articles de presse, vidéos, podcasts, émissions TV ou articles de blogs publiés chaque jour ?

L’une des solutions, moins radicale que celle de devenir ermite, est de prendre conscience de son environnement informationnel et de mettre en place des méthodes et des outils pour le gérer. C’est le cœur du Personal Knowledge Management (PKM), c’est-à-dire la gestion des connaissances personnelles.

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Pourquoi gérer ses connaissances personnelles ?

Parmi les buzzwords les plus présents sur le Web, citons l’ « infobésité« .

Mot-valise désignant simplement la surinformation, l’infobésité est souvent décrite comme l’un des fléaux du XXIe siècle. D’ailleurs cela paraît légitime, puisque l’individu est abreuvé d’informations en tout genre.

Malgré tout, certains acteurs de la gestion de l’information et de l’intelligence économique, tels que des chercheurs et des professionnels, pensent que l’infobésité n’est que le résultat de mauvaises pratiques informationnelles. C’est notamment le cas de JP Rangaswami, économiste et conférencier, qui a déclaré : « There is no such animal as information overload, there is only filter failure » (TED 2012).

La difficulté est posée : notre rapport à l’information pose problème dans la mesure où nous ne savons ni filtrer ni gérer cette information.

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À cela s’ajoute un problème qui nous dépasse : la modernité « liquide ».

Développé par Zygmunt BAUMAN, sociologue polonais, le concept de liquidité de la vie signifie les changements rapides, l’incertitude et la compétitivité de la société contemporaine. Cela se traduit notamment à l’échelle individuelle par l’incertitude de l’emploi ou encore par la concurrence élevée lors de candidatures à une offre d’emploi.

La modernité “liquide“ et l’omniprésence de l’information amènent à se demander si de nouvelles aptitudes sont à acquérir afin d’appréhender aux mieux ces problématiques.

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Dans leur ouvrage Organisez vos données personnelles : l’essentiel du Personal Knowledge Management aux éditions Eyrolles (2011), Christophe Deschamps, Pierre Mongin et Xavier Delengaigne donnent un aperçu des compétences à acquérir :

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Adapté de l’ouvrage « Organisez vos données personnelles : L’essentiel du Personal Knowledge Management ».

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Le Personal Knowledge Management, une approche globale ?

Comme dit plus haut, la société du XXIe siècle est caractérisée par l’omniprésence de données et d’informations, ainsi que par l’incertitude et l’insécurité de l’emploi notamment.

Afin de mieux s’adapter à ces réalités complexes, le Personal Knowledge Management peut être perçu comme un véritable système de pilotage de notre environnement informationnel.

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Dans cette optique, Christophe DESCHAMPS, consultant et formateur indépendant en veille et intelligence économique, a développé le modèle TIICC :

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Le modèle TIICC développé par Christophe Deschamps

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Le modèle TIICC est articulé autour de 5 axes complémentaires :

– Temps

– Information

– Identité numérique

– Capital social

– Compétences

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Pour apprendre à gérer ces cinq aspects, je vous conseille les « Fiches pratiques du travailleur du savoir« .

Vous trouverez également la slide que j’ai réalisé pour une courte formation au Personal Knowledge Management.

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Jean Baptiste Mac Luckie

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