Zoom sur la création monétaire - Partie 1

Nous sommes à l’aube d’un changement majeur dans l’histoire de l’humanité. Nous entrons dans la plus grande crise financière que le monde ait connue. L’histoire est ponctuée de moult ruines et chutes de pays, de royaumes, d’empires, causées par l’implosion des devises, mais autrefois, les conséquences pouvaient demeurer limitées au territoire national.

Aujourd’hui, la libéralisation des échanges, la taille gigantesque du système monétaire ainsi que les interconnections étriquées entre chaque organisme financier à travers la planète, font de cette crise une crise globale et mondiale dont les conséquences pourraient affecter dans des proportions encore trop sous-estimées, la vie de chacun d’entre nous.

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Cette série de dossiers sur la création monétaire a pour but d’informer sur l’histoire monétaire, la bourse, la finance, le système bancaire ; de comprendre la façon dont les organismes financiers subtilisent innocemment à la vue de tous le produit du travail et la richesse des peuples pour accroître leurs gains.

En d’autres termes, essayer d’expliquer et d’anticiper l’évolution d’un modèle financier vieux de 600 ans et de lever le voile sur ce qui s’annonce être l’un des plus grands transferts de richesse auquel le monde ait jamais assisté.

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Cellie vous propose aujourd’hui un premier dossier sur la création monétaire, composé de deux parties sur deux semaines. Il traitera du système financier actuel :

- Partie 1 : La guerre des devises est-elle une guerre monétaire ?

- Partie 2 : Création monétaire et système de réserves fractionnaires

Afin d’être le plus complet possible sur le sujet, nous vous proposerons d’autres articles, dans les semaines à venir.

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PARTIE 1 : La guerre des devises est-elle une guerre monétaire ?

Afin de mieux appréhender les différents dossiers, il est important de bien comprendre la différence entre les termes « devise » et « monnaie ». Nous verrons également comment la guerre des devises accentuera leur dévaluation.

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Deux termes sensiblement différents

L’une des différences à connaître est celle entre devise et monnaie.

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La monnaie est :

- Un intermédiaire dans les échanges : moyen de paiement reconnu et accepté par tous, dont dispose les agents économiques pendant une période donnée pour réaliser des transactions ou régler des prestations ou des dettes.

- Une unité de compte : c’est un instrument de mesure de la valeur des biens (et de comparaison de valeur).

- Une réserve de valeur : c’est un instrument d’épargne (une réserve qui permet une consommation ultérieure).

- Un instrument durable : doit pouvoir se conserver dans le temps.

- Un instrument portable : doit pouvoir être transporté aisément.

- Un instrument divisible : doit pouvoir être échangé contre des unités plus petites.

- Un instrument homogène : chaque unité de compte doit pouvoir être échangée contre une unité de compte de valeur équivalente. Ex : un Euro doit avoir la même valeur qu’un autre Euro.

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Ne pas confondre les termes « devise » et « monnaie »

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Une devise, quant à elle, comporte quasiment les mêmes caractéristiques qu’une monnaie. De ce fait, il est souvent rapporté (parfois trop simplement) qu’une monnaie est une convention d’échange monétaire (interne au pays), alors qu’une devise est une valeur de référence internationale (externe). En d’autres termes, une monnaie ne serait rien d’autre qu’une devise nationale.

Or, une caractéristique essentielle sépare ces deux instruments : celle de réserve de valeur. En effet, l’impression constante de nouvelles devises par les banques centrales pour pouvoir faire vivre (ou survivre) l’économie et payer les intérêts des dettes souveraines, entraîne une dévaluation progressive de la devise : la création continue de nouvelles devises augmente la masse monétaire. Plus une devise existe en quantité, moins elle devient rare et moins elle possède de valeur.

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Vers une nouvelle guerre des devises

Cette dévaluation est accentuée par la nouvelle guerre des devises qui se profile à l’horizon. Croulant sous les dettes, les pays ne voient guère d’autres solutions que de dévaluer leurs devises pour rendre leurs industries plus compétitives.

Le Japon l’a fait en dévaluant le yen de près de 20%, suivi par le Venezuela qui a « lâché une bombe » en dévaluant son bolivar de 32%. En l’espace d’une nuit, les Vénézuéliens ont perdu près de la moitié de leur pouvoir d’achat. Nous arrivons donc à un stade où deux choix s’offrent à nous : la sauvegarde de l’économie ou celle du pouvoir d’achat. Et les Etats ont semble-t-il déjà fait leur choix. Seuls les moyens de le faire accepter progressivement par le public sont encore en cours de discussion.

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Une devise ne peut plus être considérée comme une monnaie : elle ne joue plus le rôle de réserve de valeur qu’elle aurait dû

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Il est ainsi important de comprendre qu’avec toutes ces nouvelles liquidités injectées massivement dans le système monétaire et la guerre des devises qui s’accentue, les devises ne cessent et ne cesseront de perdre leur valeur. Dès lors, une devise ne peut plus être considérée comme une monnaie, car elle ne joue plus le rôle de réserve de valeur qu’elle aurait dû : en conservant une devise, vous ne conservez plus à t+1 le pouvoir d’achat qu’elle vous procurait à un instant t.

Une devise fiduciaire n’est donc rien de plus qu’un morceau de papier sans réelle valeur. La seule raison pour laquelle elle est acceptée par tous étant la confiance que le public a en sa valeur. Aujourd’hui, les banques centrales ne peuvent plus faire marche-arrière. L’impression massive de nouvelles liquidités devient une nécessité pour la survie du système financier. Mais les effets néfastes qu’elle entraîne éroderont peu à peu la confiance que le public a en la devise fiduciaire. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que la majorité ne s’aperçoive que ce qu’elle détient comme « monnaie » n’en est actuellement pas une.

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Mais cela n’a pas toujours été le cas ! Nous verrons dans la seconde partie de ce premier dossier, le processus de la création monétaire, la génèse du système financier actuel.

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Jonathan Leichnig

One comment on “Zoom sur la création monétaire - Partie 1

  1. Anonyme on said:

    faut faire connaitre l’existance de Cellie dans toutes les PME !!!

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