Les réseaux sociaux nous accompagnent au quotidien. Aussi bien au sein de notre sphère privée, que dans notre vie professionnelle.
Cependant, même si ces outils sont entrés dans notre vie de tous les jours, ils soulèvent tout de même certains questionnements. Comment réagissent nos employeurs face à cette montée en puissance? Comment la police ou encore le gouvernement justifient-ils leurs présences sur ces réseaux ?
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Les mentalités évoluent face à l’utilisation des réseaux sociaux. Désormais, les entreprises accordent à leurs salariés, l’utilisation de Twitter, LinkedIn ou encore Facebook.
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En effet, ces plateformes collaboratives peuvent favoriser les travaux de groupe lorsque les employés ont un projet commun à réaliser. De plus, elles peuvent participer à la promotion de l’activité de l’entreprise. Néanmoins, afin de garder le contrôle, les organisations n’hésitent pas à surveiller l’utilisation des réseaux sociaux par leur salarié. De surcroit, elles peuvent mettre en place une charte spécifique qui viendra réglementer de manière claire l’utilisation de ces plateformes.
Malheureusement, de nombreux employés utilisent encore ces réseaux de manière abusive ayant comme répercutions inévitables, la sanction et la mauvaise image de ces plateformes par les dirigeants de l’entreprise.
Il en va de soi que la charte n’est pas la solution miracle, mais pourquoi ne pas l’agrémenter d’une formation interne afin de sensibiliser le personnel à ces plateformes. Cela pourrait avoir, par exemple comme conséquence, la diminution du risque de diffusion d’informations confidentielles sur Internet.
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C’est au tour de la police de se lancer sur les réseaux sociaux. Selon eux, l’objectif est d’être plus proche, plus sincère et plus visible auprès des citoyens.
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Pour réagir face aux éventuels délits, la police a mis en place une plate-forme gouvernementale : PHAROS
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En vous connectant sur leur page Facebook, vous pourrez désormais déposer une pré-plainte en ligne. Le commissariat concerné recevra les informations et contactera directement le plaignant. Il vous sera possible également de géolocaliser votre commissariat le plus proche de chez vous.
La police est désormais visible sur Twitter, Dailymotion, avec la création d’une web TV proposant des films pédagogiques et sur Flickr, laissant en libre accès un compte d’images.
Afin de réagir au mieux face aux éventuels délits, la police a mis en place une plate-forme gouvernementale, Pharos. C’est un portail de signalement de faits délictueux sur internet qui permettrait par exemple, de contrer les suicides programmés sur internet qui ne cesse d’augmenter.
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Le gouvernement est à l’affut des critiques dont il est la cible. C’est pourquoi il vient investiguer les réseaux tels que Twitter ou Facebook. Le Service d’Information du Gouvernement géré par Matignon, est en charge de cette veille. Il est constitué de trois personnes chargées en permanence et uniquement de la veille sur internet.
Afin d’être toujours au point et de détecter les informations stratégiques, il collabore avec Visibrain, une jeune start-up qui a mis au point un outil de veille stratégique sur Twitter et qui fait désormais partie des sous-traitants du SIG. Cette entreprise a publié des statistiques sur les volumes de tweets lors des débats entre les deux candidats à l’élection présidentielle en France en 2012. De plus, elle diffusait les perceptions des deux candidats juste après l’émission.
Actuellement, sur le réseau Twitter, les comptes officiels sont ceux du Président, du premier Ministre et des ministères. Ils pourraient passer à un seul compte d’ici peu, permettant d’avoir une visibilité officielle. Selon le gouvernement, le but de sa présence est de prévenir les situations de crise et de mesurer l’impact d’une décision.
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Maud Lisiecki
La surveillance des réseaux se formalisent et certaines sociétés commencent à proposer des solutions comme celle de Raytheon. La société américaine propose un outil RIOT pour extraire les données, les analyser et prédire des comportements : http://www.numerama.com/magazine/25070-raytheon-riot-l-espion-que-vous-nourrissez-d-informations.html