Le Knowledge Management : de quoi parlons-nous ?

D’après Socrate : « Le savoir est la seule matière qui s’accroit quand on la partage ». Cette phrase représente bien l’un des piliers de l’Intelligence Economique : le Knowledge management.

Le knowledge management (ou pour les réfractaires des anglicismes la « gestion des connaissances ») est une forme de partage des connaissances réalisées dans les entreprises. Elle s’applique à tous les domaines de l’entreprise : le marketing, la veille, la production, les ressources humaines, la relation client…

Cette pratique est réalisée en deux étapes : la capitalisation puis le partage des connaissances. Pour capitaliser les connaissances, la première étape consiste à les identifier : qui sait faire quoi dans l’entreprise, demander des retours d’expériences aux salariés ayant fait une formation ou ayant participé à un congrès. La deuxième étape consiste à collecter l’ensemble de ces savoir-faire, sur des bases de données (BDD). Il est nécessaire de les mettre régulièrement à jour et de les structurer de manière claire afin de donner une vision correcte et globale de l’arbre de connaissances de l’entreprise. Ainsi, l’employeur sait exactement qui fait quoi dans son entreprise et peut ainsi rapidement trouver les personnes dont il a besoin à un instant précis. Il est à noter que l’identification et le classement des connaissances sont souvent effectués par le service ressources humaines de l’entreprise.

Une fois l’ensemble de ces informations récoltées, il faut les partager pour que chacun puisse se les approprier. Différentes formes peuvent alors être envisagées. La base de données qui recense les connaissances peut être en accès libre à tous les salariés de l’entreprise. Cela permet à chacun de trouver ce dont il a besoin et demander de l’aide à la bonne personne. De plus, ce partage peut permettre de faire actualiser la BDD directement par les salariés. Des séquences de formations peuvent être envisagées par la direction, dans lesquelles le salarié compétent dans un domaine forme ses collègues. Cette technique est très appréciée, car elle valorise les salariés et montre l’engagement de la direction envers eux.

Si vous souhaitez plus de renseignement au sujet du KM, David Bounie de Polytech Lille a adapté le schéma de Michel Grundstein de 1996 sur le knowledge management qui résume bien son fonctionnement.

Une nouvelle forme de KM : le mécénat des compétences

Le mécénat des entreprises est une nouvelle forme de partage des connaissances basée sur la loi Aillagon du 1er Aout 2003. Le but est simple : il s’agit pour des entreprises de mettre à disposition des salariés pendant une période déterminée à des associations reconnues d’intérêt général. Cette mise à disposition est faite de manière gratuite. Par exemple, une entreprise X peut « prêter » pendant une semaine un graphiste à une association afin qu’il réalise une publicité.

Cette pratique s’inscrit dans la démarche de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Elle permet de valoriser les salariés ainsi que les entreprises, en réalisant un engagement citoyen. En étant connues par les associations, les entreprises gagnent une certaines notoriété et une meilleure image . Cela leur permet aussi de nouer des liens avec différents réseaux. Enfin, cette pratique permet de faire bénéficier les entreprises d’une réduction fiscale non négligeable.

Les salariés, quant à eux, sont des acteurs à part entière de l’engagement citoyen des entreprises. Ils peuvent découvrir le monde associatif et ainsi utiliser leurs savoir faire dans un autre contexte. Ce changement de quotidien peut leur ouvrir l’esprit sur un autre mode de fonctionnement et ainsi leur permettre de devenir plus efficient dans leur travail.

Les associations y gagnent aussi, car elles renforcent la professionnalisation de leur structure et leur permet de bénéficier d’une plus grande visibilité auprès des entreprises. De plus, les salariés leurs apportent une autre vision du travail, et peut-être de la manière de fonctionner au sein de l’association.

Le principal inconvénient de cette pratique (notamment pour les petites structures), est l’absence du salarié durant la période où il travaille au sein de l’association. Cela signifie donc l’absence d’une connaissance spécifique pendant un certain laps de temps. Ce manque, qui peut être lourd de conséquences, est ce qui freine le plus les entreprises à mettre en œuvre cette forme de KM.

Bien que cette pratique reste encore marginale, elle tend à se développer dans certaines grandes entreprises, comme chez SFR qui l’a récemment mise en place.

Pour plus d’informations sur cette pratique, vous pouvez vous rendre sur la plate-forme dédiée au mécénat des compétences.

Pauline Grinda

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