CEO de Curebot

Interview de Monsieur Julien Duprat :

 

 

 

Aspect personnel

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?  Détaillez votre parcours (formations, professionnels).

J’ai une formation initiale d’ingénieur généraliste. Après avoir étudié les grandes équations de la physique, de la mécanique, de l’optique, de la thermodynamique… il me semblait évident qu’il me manquait la grande équation du monde de l’entreprise avant de rentrer sur le marché du travail. Ma formation en intelligence économique m’a permis de combler cette lacune et de comprendre que quelle que soit l’entreprise, quel que soit le métier, une optimisation de la gestion et de l’exploitation de l’information était la clé du développement, de la performance et de la compétitivité

 

J’ai ensuite travaillé une dizaine d’années dans un cabinet de conseil en tant que veilleur, analyste, consultant, manager d’équipe d’analystes autour de la production d’intelligence (fiches acteurs, rapports, position papers, white papers, étude prospective…). A partir de 2009, j’ai participé au lancement puis au développement de la démarche de veille collaborative du groupe Orange. Esprits Collaboratifs a été créé en 2015 et dès 2016, nous avons décidé de développer une plateforme de veille réellement collaborative, Curebot, afin de libérer l’intelligence collective des organisations et de construire collectivement, de manière transverse, une coopérative de savoir. 

Comment est venue lidée / lenvie de créer la société « Esprits Collaboratifs » et la plate-forme « Curebot » ? 

Durant mon alternance, j’ai travaillé dans un département Veille, Étude et Conseil d’une centaine de personnes. Il me semblait évident qu’il existait un potentiel inexploité de mutualisation des connaissances, de fertilisation des expertises et d’intelligence collective. Ma formation en intelligence économique a coïncidé avec l’apparition des premières plateformes numériques grand public de partage, stockage et de diffusion de l’information tel que Delicious, FriendFeed, puis Twitter. 

Convaincu que l’intelligence économique ne pourrait être que collective et fortement numérique, j’ai proposé plusieurs approches, outils, démarches de partage et traitement collaboratif de l’information au sein de la société de conseil dans laquelle j’évoluais. 

 

Le déclic autour d’Esprits Collaboratifs s’est réalisé après avoir accompagné pendant plusieurs années la mise en œuvre de la démarche d’intelligence économique collaborative du groupe Orange, BetterTogether. Cette démarche rassemblait déjà plusieurs milliers de salariés, couvrait une centaine de veilles pour la quasi-totalité des métiers et il me semblait évident que c’était également un fort levier de transformation numérique de l’entreprise et un terreau des nouvelles formes de collaboration. Esprits Collaboratifs a été créé pour pouvoir accompagner les entreprises dans le développement de pratiques de veille collaborative, décentralisée, impliquant et se reposant sur les expertises et les différents salariés d’une entreprise.

 

Nous avons fait le constat que les plateformes professionnelles historiques du marché avaient été conçues pour permettre à de petites cellules de professionnels de la veille, de 1 à 5 personnes, d’opérer les activités de veille commanditées par les départements de l’entreprise et de produire les revues de presse, newsletter ensuite diffusées auprès des salariés. Ces plateformes répondant à une logique client/fournisseurs ne permettaient pas d’impliquer des non professionnels de la veille et encore moins de les faire réellement collaborer : que cela soit en terme de complexité d’utilisation, de difficulté ou d’impossibilité de s’autonomiser sur le paramétrage de la plateforme pour qu’elle puisse répondre à ses propres besoins, au besoin de recourir systématiquement à un administrateur pour créer un nouvel objet, obtenir des droits ou même connaitre l’existence d’un objet de la plateforme. 

 

Pour permettre l’implication potentielle d’un nombre croissant de salariés dans ces efforts de veille et d’analyse, de création d’un commun informationnel, il nous semblait indispensable de repenser les fondamentaux des plateformes de veille. Cela impliquait de concevoir une nouvelle grammaire fonctionnelle, de penser la plateforme collaborative par nature, simple à utiliser dans ses premiers pas, personnalisable et modulaire, à la manière d’un Lego informationnel. Le but étant que chaque individu, chaque collectif puisse définir sa façon de l’utiliser afin qu’elle réponde à ses propres besoins et s’intègre pleinement dans ses processus de travail. 

 

Curebot concrétise notre vision d’une veille collaborative au service de l’intelligence collective des organisations et entreprises. Nous souhaitons permettre à chaque collectif de tirer parti des expertises de chacun de ses membres et ainsi de faire converger compétences et connaissances du collectif pour atteindre un ou des objectifs communs. 

 

L’ensemble des développements que nous entreprenons autour de Curebot et des accompagnements que nous proposons à Esprits Collaboratifs sont au service de l’intelligence collective. Cela tel que Pierre Levy l’avait déjà défini en 2003 , cet « art de maximiser simultanément la liberté créatrice et l’efficacité collaborative afin qu’émerge une intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à la mobilisation effective des compétences ». 

 

Je vous invite à venir découvrir Curebot, nous organisons régulièrement des webinars qui permettent de faire un tour d’horizon de la plateforme, comprendre et mesurer l’expérience utilisateur et de découvrir de nombreux cas d’usages pour les métiers de la stratégie, du marketing, de l’innovation, de la communication, des RH, du juridique… 

 

 

 

 

 

À qui sadresse lutilisation de la plate-forme ?  

 

Curebot s’adresse à tous types d’entreprises, nous accompagnons aussi bien de petites structures que des acteurs du CAC40. 

 

Nous en faisons quotidiennement le constat : les besoins en informations sont transverses aux métiers et aux entreprises, quel que soit leur secteur d’activité et quelle que soit leur taille. Sous l’effet de la révolution numérique mais aussi de la crise sanitaire actuelle, les métiers, l’environnement concurrentiel, les attentes des clients, les innovations, les tendances, les manières de communiquer ou encore les réglementations évoluent de plus en plus vite. Pour les entreprises et leurs salariés, surveiller, identifier et analyser les informations qui permettent d’éclairer leur activité tant sur le court terme que sur le moyen et long terme est devenu essentiel. 

 

Mais ces besoins en informations se heurtent à un contexte informationnel extrêmement complexe. Surabondance informationnelle, confiance en l’information ou encore capitalisme cognitif rendent extrêmement difficiles et chronophages les activités de surveillance, de recherche, de détection et de sélection de l’information – et par rebond laissent moins de temps aux activités d’analyse, de production et de diffusion d’informations, pourtant indispensables pour les convertir en intelligence et ainsi soutenir les performances et la compétitivité des entreprises.

 

Nos offres débutent à partir de 3 comptes Curebot et 2940€/an (à partir de deux on peut déjà initier des dynamiques collaboratives), mais nous pouvons tout aussi bien accompagner des projets de veille de très grande envergure. A titre d’exemple, le projet de d’intelligence économique et de veilel collaborative du groupe Orange, BetterTogether, compte près de 10 000 utilisateurs actifs, tous métiers confondus. 

 

Éclairer les décisions opérationnelles et stratégiques est tout aussi important dans une startup que dans un PME, une ETI ou un grand groupe !  

 

Ce qui diffère, c’est la dimension du dispositif de veille et la manière dont leur gouvernance (raison d’être, offre de service, animation, valorisation, soutien politique et managérial, modèle économique, etc.) en assure le développement et en garanti la pérennité.

Ce qui est commun, c’est l’importance de définir une raison d’être, de mettre la démarche de veille au service d’objectifs partagés, de l’adapter aux pratiques informationnelles existantes et à la culture de l’entreprise, de faire la preuve de la valeur (individuelle et collective) qui en émerge plutôt que d’imposer la participation et également d’avancer pas à pas.