Télescope James Webb

Le télescope James Webb : Toujours plus grand

Après avoir connu d’innombrable date de lancement repoussé, le télescope James Webb a rejoint l’espace le 25 décembre 2021.

 

Image credit: NASA/Chris Gunn

Image credit: NASA/Chris Gunn

Plus de 30 ans après les premières études et 16 ans après le début de sa construction, le télescope James Webb aura la lourde tâche de succéder au très renommé télescope Hubble. En réalité, le télescope Hubble ne sera pas inutile bien au contraire. En effet, certaines de leurs missions seront complémentaires et réalisées conjointement.

Le nouveau télescope est trois fois plus grand et à coûté cinq fois plus de dollars que son prédécesseur. 

Ses diverses missions auront comme objectifs d’amener de nouvelles connaissances concernant la création de notre univers en observant la formation des premières galaxies et des premières étoiles jusque là, jamais observées. 

 

Sa construction aura coûté près de dix milliards de dollars et a demandé une collaboration entre la NASA (National Aeronautics and Space Administration), l’ESA (Agence spatiale européenne) et l’ASC (Agence spatiale canadienne). Plus de 14 pays et des milliers de personnes ont donc participé à son déploiement. Cette carte interactive nous montre les partenaires et contributeurs du projet. La France a notamment conçu une partie de l’instrument MIRI (qui permettra d’observer la lointaine lumière infrarouge).

 

 

Mais cela n’est pas la seule contribution que la France a apportée à ce projet faramineux. En effet, le lancement à été effectué par la fusée Ariane 5, financée par la France et lancée depuis le centre spatial guyanais situé à Kourou. En supportant plus de 80% des coûts relatifs au Centre spatial guyanais et 60% pour la fusée Ariane 5, la France participe donc très majoritairement au lancement du télescope James Webb. 

 

Image Credit: NASA/Bill Ingalls

Un déploiement réussi.

Seulement, outre le lancement, le télescope James Webb a été confronté à bien d’autres difficultés. Les quinze premiers jours durant lesquels le bouclier thermique devait se déployer ont été un succès.  Ce moment a été crucial car celui-ci à comme fonction de protéger le télescope des rayons du soleil.

Le 25 janviers 2022, après deux autres semaines de voyage, le télescope est arrivé à destination, le point de Lagrange L2, se trouvant à plus d’1.5 millions de kilomètres de la Terre. Il orbitera autour du soleil pendant cinq à dix ans. Cependant, le calibrage et le refroidissement de ses différents instruments dureront cinq mois. Après ce délai, si tout se passe comme les scientifiques l’ont prévu, le télescope James Webb sera opérationnel et pourra fonctionner de façon optimale à partir du mois de juin. 


Qui aura accès aux données récoltées par le télescope James Webb ?

Le télescope a la capacité de stocker 232 go de donnée par jour qui seront téléchargées pendant trois heures. Une très grande majorité de ces données seront en libre accès via le MAST. Néanmoins, les chercheurs et scientifiques des différentes agences spatiales impliquées dans le projet auront un accès prioritaire et exclusif sur celle-ci. 

Alors qui sait ? Vous seriez peut-être à l’origine de la découverte d’une exoplanète.  

 

Écrit par Nathan COLLEAUX

 

 

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Sources : 

 

 

 

 

 

 

  • (en) Jonathan P. Gardner et al.  The James Webb Space Telescope. Space Science Reviews, vol. 123,‎ 15 mai 2006 (DOI 10.1007/s11214-006-8315-7,)