Google contraint de revoir ses contrats avec les fabricants de smartphones en Europe

Il y a quelques semaines, Google recevait la plus lourde amende jamais infligée en Europe : 4.3 milliards d’euros, pour abus de position dominante. Bien que le géant américain ait fait appel, l’UE s’est montrée intransigeante face à cette affaire : Google ne pourra plus obliger les constructeurs à installer Chrome et Google Search pour obtenir la fameuse licence Play Store.

Au mois de juillet dernier, Google s’est vu infliger une amende record de la part de la Commission européenne. Accusé d’avoir contraint les fabricants de smartphone à pré-installer certaines applications dans leurs terminaux Android, le géant américain a fait appel de cette condamnation le 16 octobre dernier. En attendant le verdict de cette affaire, Google est désormais contraint de s’adapter à la mise en conformité imposée par la Commission Européenne.

En conséquence, Google pourrait faire facturer des frais de licence aux fabricants de smartphones pour son magasin d’application Play Store et sa suite d’applications.

Quels résultats pour les fabricants et les utilisateurs ?

Désormais, les constructeurs de mobiles seront libres d’octroyer une licence au Play Store indépendamment de l’installation d’applications comme Google Search et Chrome. Les fabricants seront alors plus aptes à développer et modifier le système d’exploitation Android de leurs terminaux, sans contrainte particulière. En effet, Android restera libre et open source, comme l’a précisé Hiroshi Lockheimer, le responsable d’Android chez Google.

Les constructeurs pourront également à nouveau vendre librement leurs appareils fonctionnant sous des versions alternatives d’Android, non-approuvées par Google. Chose que le géant américain interdisait aux fabricants tels que Huawei ou encore Samsung illégalement avant d’être inquiété.

Néanmoins, comme évoqué plus haut, Google souhaiterait compenser son manque à gagner en rendant les différentes licences qu’il propose payantes. Ceci étant valable pour les appareils Android expédiés en Europe. S’ensuivra alors possiblement une hausse des prix des smartphones construits sous Android.

Au final, c’est bel et bien le consommateur qui risque de pâtir de cet écart du géant américain Google.

Ce qu’il faut savoir

Pour rappel, la Commission européenne reprochait en juillet dernier à Google d’avoir :

  • Obligé la pré-installation des applications Google Search et Chrome pour obtenir la licence Play Store ;
  • Financé certains grands fabricants et opérateurs de réseaux mobiles pour que figure en exclusivité l’application Google Search sur leurs terminaux ;
  • Empêché les constructeurs d’installer sur leurs smartphones des versions dérivées d’Android, non-approuvées par Google, appelées des forks.

De son côté, le géant américain continue d’affirmer qu’ «Android a créé plus de choix, pas moins. C’est pourquoi, la semaine dernière, Google a fait appel de la décision de la Commission devant la Cour de justice de l’Union européenne » comme l’a expliqué Hiroshi Lockheimer dans un communiqué.

Louis ARNAUD


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