Twitter peut-il m’aider à trouver un emploi ?


C’est la question que l’on pourrait se poser aujourd’hui. Les réseaux socionumériques ont, depuis leur apparition, fortement évolué et fait changer notre société et nos comportements sur Internet.

De par l’augmentation du nombre de ses utilisateurs, les interactions sur Twitter ont explosé depuis l’apparition du réseau en 2006. On peut dialoguer (du moins essayer de dialoguer) avec des personnes inaccessibles. Jusqu’ici, rien de nouveau sur les dernières années. On remarque toutefois l’émergence de nouveaux usages. En effet, de plus en plus d’offres d’emplois, de propositions de stages, et de CV circulent sur ces réseaux socionumériques. De plus, le nombre de groupes régionaux pour trouver un emploi n’a jamais été aussi important sur Facebook. Au vu de la conjoncture actuelle, l’augmentation du nombre de canaux de diffusion de l’information semble logique.

La présence des réseaux socionumériques professionnels (LinkedIn et Viadeo notamment), présents depuis plus d’une dizaine d’année, ne laisse qu’une marge de manœuvre étroite à ces nouveaux outils que sont principalement Facebook et Twitter. On peut aujourd’hui comptabiliser 25 742 biographies, Twitter proposant un CV ou un lien direct vers ce dernier : un record ! Ainsi des CDI, CDD et stages sont directement proposés aux utilisateurs de ces réseaux.

Recherche d'emploi sur les réseaux socionumériques

Encore plus intéressant, force est de constater que les communautés s’organisent autour de secteurs professionnels définis. L’utilisation des hashtags, des comptes associés, ou des recommandations, est désormais monnaie courante, et permet d’accéder directement à son secteur. Ce système est facilité par les centres d’intérêts présentés sur les profils, et par la sélection du contenu visible sur Facebook.

L’image est la clef pour un nombre croissant de professions et les recherches sur un potentiel candidat sont bien plus facilitées qu’il y a une dizaine d’année. En effet, la tendance à rechercher des informations portant sur une entreprise ou un candidat s’est fortement accrue sur les dernières années.

Si l’on suit cette logique, l’employabilité évolue donc en fonction des usages, de la gestion de l’information de chaque individu et des indices qu’il laisse sur la toile à la fois dans son secteur d’activité, mais aussi en commentant la dernière publication du magazine Le Monde.

Certes, Twitter ne dépassera pas Pôle Emploi, mais l’évolution des comportements sur le long terme démontre la part croissante de la réputation, et notamment de l’E-réputation dans la vie de tous les jours, pour un utilisateur lambda. Mais attention aux faux pas (photographies humiliantes publiées sur des comptes associées et impossibles à supprimer, propos politiques ou religieux par exemple) qu’on ne contrôler pas toujours mais qui pourrait, quant à eux, détruire toutes vos chances.

Quentin LIOT