Jérome Bondu : « Benchmarking des outils et des pratiques de veille »

 

Jeudi 7 novembre se tenait la conférence « Benchmarking des outils et des pratiques de veille », organisée par Jérome Bondu à l’IAE de Paris.  Cette soirée, initialement consacrée à l’analyse des outils de veille a donnée suite à quelques pistes de réflexion en matière de pratique d’intelligence économique.

Jérôme Bondu, fondateur du cabinet Inter-Ligere, formateur et conférencier, a réalisé, dans le cadre de son métier de consultant indépendant en intelligence économique, un benchmark de plateformes et d’outils de veille. Ce benchmark répond à plusieurs objectifs : avoir une vision exhaustive du paysage des solutions de veille gratuites et professionnelles, développer les étapes de la mise en place d’un dispositif de veille en entreprise, mais surtout replacer l’humain au coeur du processus de veille.

120 : c’est le nombre de critères définis par Jérôme Bondu pour évaluer au mieux les plateformes de veille, selon leurs caractéristiques techniques. Cependant, l’important reste de partir des besoins de l’organisation. Pour cela, Jérôme Bondu a évoqué plusieurs critères, à savoir :

  • Le nombre de sources à surveiller ;
  • La fréquence de la surveillance ;
  • Le nombre de personnes impliquées dans le projet ;
  • Le nombre de clients en interne.

Bien sûr, s’équiper d’une plateforme de veille présuppose une analyse fine tant des besoins de l’entreprise que des spécificités de chaque plateforme. L’étude comparative de Jérôme Bondu  permet de cibler l’outil adéquat selon ses attentes.

Présentation Jérôme Bondu
Mais quel que soit le choix final, la clef de voûte d’un tel projet restera sa dimension humaine. Profitant de cette rencontre, le conférencier a souligné les apports de la psychologie sociale dans une démarche d’intelligence économique. Cette branche de la psychologie étudie l’influence des relations interpersonnelles sur le comportement. Force est de constater que le comportement des individus et des groupes peut renforcer ou affaiblir considérablement la circulation de l’information et la gestion des connaissances en entreprise. Sous cet angle, plusieurs cas ont été abordés, dont l’animation des réseaux humains. La psychologie sociale permet alors d’analyser les mécanismes psychologiques à prendre en compte pour accroître l’efficacité de réseau. Dans le cas présent, ce type de réflexion mettra en avant l’importance de la satisfaction des parties prenantes du réseau comme moteur de la qualité.

 

Martin Mylène et Jean-Baptiste  Mac Luckie